J’ai tout fait pour ne pas être un cliché. Je me suis battue contre le fait de ne pas avoir de père, une mère trop protectrice, une généalogie d’alcooliques, un cerveau un peu trop performant.

Je cherche à m’aimer, ou je m’aime trop ? Ou je me hais ? Comment être aussi lucide sur le monde qui m’entoure ? Comment avoir aucun contrôle sur moi ?

J’ai bien essayé de m’intéresser à la pleine conscience, à l’introspection, au détachement. Et je suis systématiquement revenue au piano, au verre de vin rouge, au carnet tout griffé par mes stylos, à la peinture du bout des doigts. Quand personne ne me regarde.

En partant au travail ce matin, je suis chargée de communication dans un cabinet juridique, j’ai croisé un vieux sur un banc. J’ai eu envie de m’arrêter, lui offrir un café, lui donner deux gros bises sur ses joues rouges.

J’aime le rouge. Couleur de la passion, la débauche, l’envie, la fête, l’espagne, la sangria, l’argile, la nature, les papillons, les chenilles, la soie, la douceur, la tendresse, l’amitié, l’amour, la maison de ma grand mère, noël en famille, les fraises, le sexe, la chaleur, la plage, les avions, les fauteuils, le confort, le sommeil, les chiffres du réveil, ton corps au soleil couchant…

Je suis arrivée.

« Qu’est ce que tu es pimpante, Céleste ».

« Merci Mary Beth. La réunion, c’est dans quelle salle ce matin ? »

 

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