C’est un jour de repos. Je suis trop agitée pour être en repos. Je suis déjà assise sur le canapé à 7 heures, avec mon café à la main. Mercredi, c’est le jour des enfants et j’aimerais en être encore une.

Enfant, j’ai tout essayé: judo, danse, dessin, gymnastique, chant, théâtre, guitare, piano et accordéon. C’est maman qui à cette époque essayait de remplir mon emploi du temps. Moi, je restais tranquillement allongée dans l’herbe ou sur le haut des marches au soleil ou je gueulais sur le petit voisin qui écrasait les fourmis. C’était déjà une vie bien remplie.

Et puis je me suis agitée. Les hormones, l’habitude, la ville.

Quand à 14 ans on a déménagé à Paris, j’ai compris que tout mon monde s’en trouverait bousculé. J’ai aussi compris que je comprenais. Profondément, le sens des choses qui m’entourent. Beaucoup plus que ce que je ne suis en mesure d’appréhender ce qui se passe en moi.

Y arriverai-je un jour ?

Le vent battait moins mon visage, bloqué par les immeubles, me permettant de dévaler les routes à vélo bien plus rapidement. Je remplissais mes objectifs de journée en quelques heures (collège, dentiste, devoirs, amis) et je filais pour 30 minutes dans un bain chaud où j’oubliais tout.

C’est à ce moment là que j’ai découvert la sensualité. La chaleur d’un corps. Le mien. Je m’aimais plutôt jusqu’à mes 17 ans.

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