J’ai tout fait pour ne pas être un cliché. Je me suis battue contre le fait de ne pas avoir de père, une mère trop protectrice, une généalogie d’alcooliques, un cerveau un peu trop performant.
Je cherche à m’aimer, ou je m’aime trop ? Ou je me hais ? Comment être aussi lucide sur le monde qui m’entoure ? Comment avoir aucun contrôle sur moi ?
J’ai bien essayé de m’intéresser à la pleine conscience, à l’introspection, au détachement. Et je suis systématiquement revenue au piano, au verre de vin rouge, au carnet tout griffé par mes stylos, à la peinture du bout des doigts. Quand personne ne me regarde.

