Parenthèse enchantée. Deux seules couleurs qui emplissent ma vie: le vert, le jaune. J’ai mangé autant de baies que je le voulais.

Mais tout est impermanent n’est-ce pas ?

Louis m’a saisi la main, un jour. Au dessus de la table. Il m’a souri.

Et j’ai su que c’était la fin. Que je n’allais pas savoir aimer cet autre. Que je ne savais en aimer qu’un. Un qui me manquait depuis déjà 3 semaines. Que je ne pourrai pas faire semblant. Que Louis ne serait toujours qu’un ami, un protecteur.

J’ai faim de cris. J’ai faim d’attention. J’ai faim de compliments et faim d’insultes. Je veux exister. Mon cœur veut battre la chamade. J’ai faim d’explosion, de fureur, de passion. On m’a trop mal habitué. L’adrénaline, l’excitation de la survie, ses bras, comme une addiction.

Mon téléphone sur l’oreille gauche, mon sac à dos sur l’épaule droite. C’est la grande évasion. Je n’ai pas osé réveiller Louis. J’ai honte. J’ai quitté le chalet à pieds. Je suis en bas de la route, et je recapte. Un seul et unique message.

« Reviens ».

Alors je veux revenir. Le coup de téléphone est difficile à passer. Je n’ose pas parler. Mais c’est lui qui parle.

Il me dit que le prochain avion part à 11h50 et qu’il m’a pris un billet. Il me dit que je lui ai manqué. Il me dit qu’il me fait envoyer un uber.

Dans le uber, je tremble. Dans l’avion, je tremble. L’atterrissage me fait pleurer.

Il est là. Si beau. Si grand. Ma montagne à gravir. Mon épreuve de vie. Et quand si nerveuse je glisse jusqu’à lui, il me serre très fort.

« N’essaye plus jamais de partir ».

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