La lumière tamisée de la cuisine. Je me tapis dans l’ombre de mon plan de travail. Je me faufile entre les casseroles. Ce soir, je suis aux commandes, mais j’ai l’angoisse de la page blanche.
J’ai l’impression que beaucoup de choses se jouent ce soir, je n’ai pas le droit à l’erreur.
Il a dit : j’en ai marre, ce coup-ci tu cuisines. Je n’ai pas bronché. J’ai juste fermé la porte qu’il a réouverte. Je ne pourrai donc pas mettre de musique.
La musique est depuis le début un réconfort. Avec ou sans mots. Lente ou rapide. Mais toujours forte.
La casserole me glisse des mains. Elle tombe au sol dans un fracas.
Qu’est ce qui se passe encore, j’entends.









