L’odeur du tissu qui a passé quelques mois dans un placard sans lumière. C’est le noir. Comme si c’était la nuit ou le néant. Si je ne reprends pas un petit peu d’air, ça sera bientôt la fin.
Comme les enfants qui jouent au jeu du foulard, comme les adolescents qui se bécotent dans une remise, je suis assise là, derrière un manteau. Collée au fond: si j’arrête de bouger, me trouvera t-il ?
On ne joue pas à cache-cache. Enfin, je me cache mais lui ne joue pas.
J’ai lu que si on lui laissait un peu de temps, il trouverait un autre exutoire et je sortirai tranquillement de ma cachette.
En fait, ça n’a jamais vraiment marché. Mais j’ai lu que passé 35 ans, les hommes s’adoucissaient.









